Quelques exemples des très belles armures présentées au musée Guimet et au Palais de Tokyo dans le cadre de l’exposition Daimyo.
Très frappant : ces armures présentées “assises” comme elles l’étaient à l’époque d’Edo : une fois le choc visuel encaissé (le luxe saisissant de ces pièces), on réalise que ces armures nous seraient probablement trop petites, qu’on y respirerait mal. Le daimyo, même si sec et musclé, était de petite taille. On se prend à se demander combien pouvait bien peser une telle armure. Ce qui est très intéressant, c’est de pouvoir en faire le tour, voir derrière.
Ce qu’on apprend : que le fer et l’acier japonais étaient d’exceptionnelle qualité, donnant des lames et des casques extrêmement solides, d’un seul tenant.
Qu’à partir du moment où les armes à feu arrivent sur les champs de bataille, on isole les officiers sur l’arrière : c’est alors la période des casques dits “extravagants” qui servent à les reconnaître, même de loin.
Que plusieurs parties de ces armures utilisaient la technique de la cotte de maille.
Que quand les pieds étaient protégés, le couvre-pied était en forme de tabi.
Que l’une des pièces exposée (armure des collections royales) est peinte dans la galerie des glaces à Versailles.
Qu’une autre est un trésor national japonais, acquis par Paris (la belle armure au plastron en galuchat !!)
Que Dark Vador était bien, pour son costume, réellement japonisant.
