Il fallait bien voir enfin le Senso-ji de jour et en activité ! Un dimanche, avec la garantie d’y trouver du monde, et nos espoirs ont été plus que comblés : on s’est retrouvées prises dans une ambiance de kermesse : les prières et les fumigations d’encens au milieu des camelots et des stands de nourriture. Exactement comme les estampes nous disent que c’était à l’époque d’Edo. D’autant que pour le coup, des japonaises et des japonais de tous âges s’habillent en yukata et geta : le voyage dans le temps est immédiat mais il faut bien réaliser que ce ne sont absolument pas des déguisements mais des vêtements élégants du quotidien.
Avant le hanabi, annulé hier pour cause de typhon, on est allées voir le tout nouveau musée consacré à Hokusai, ce sera un autre billet.
Puis le soir, toujours au bord de la Sumida, enfin, LE feu d’artifice. À l’échelle de Tokyo : 2 lieux de tir, 20000 fusées tirées (oui, vingt mille !!!), deux millions de spectateurs. Une atmosphère très particulière donc : toute cette foule bon enfant et calme se déplace en se laissant gouverner par des hordes de policiers et de “task force men” qui ont érigé des barrières, monté des cordons de circulation, fermé des rues. On ne fait pas ce qu’on veut, on ne peut pas s’arrêter sur les ponts. On dirait le marathon de NYC en plus touffu. Et soudain avec une précision de coucou suisse, le festival commence. Long et sans le relief d’un feu d’artifice du 14 juillet : s’il y a bien un bouquet final, on ne l’atteint pas crescendo.










