La fondation Ota.

Aujourd’hui découverte de la fondation Ota. Ota Seizo, ancien directeur de compagnie d’assurances a collectionné 12000 ukiyo-e qu’il montre au public en changeant de thème ou d’artiste une fois par mois.

Ce mois-ci Ochiai Yoshiiku était à l’honneur. C’est un artiste très peu connu, même des japonais qui se pressaient ce matin : son œuvre est montrée pour quasiment la première fois. Cet artiste a connu la révolution du passage d’Edo à Meiji, avec donc la réouverture du Japon sur le reste du monde. Au tournant du siècle il a fondé un journal à Tokyo, qui est devenu le puissant Mainichi Shimbun d’aujourd’hui. Il y a inventé l’estampe « de presse », mise là comme nos Plantu aujourd’hui avec souvent un point de vue satirique ou d’éducation : dans l’esprit de Meiji, il faut tourner le dos aux coutumes néfastes et notamment aux superstitions.

Une fois de plus impossible de prendre des photos. J’ai un peu triché car un détail m’a semblé incroyable : OY va vivre le développement de la photographie au collodion humide au Japon. Alors qu’en occident, l’avènement de la photo va ouvrir de nouveaux champs à la peinture, qui se détache alors du devoir de fidélité et de rendu du modèle, OY lui va essayer de rendre dans l’estampe ce qu’il voit dans la photo. La démarche inverse de l’Occident. Il va graver comme on ferait des photos. Il ira jusqu’à enduire ses gravures de cire pour un rendu plus atténué.

J’ai donc voulu capturer deux exemples de cela. D’autant qu’aucune carte postale n’était dispo.

Ensuite on est reparties à Yanaka. Mais c’est le billet d’après.

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