Manille J5 : le SM mall of Asia.

En quelques km, comment passe-t-on de ceci

à ceci ?

Comment passe-t-on du centre-ville grouillant et défoncé où on survit aux sm de luxe et à ces grandes avenues neuves et propres ? Et surtout quel est l’avenir d’une société qui comporte tellement de strates entre l’infiniment pauvre et le relativement à l’aise ?

Quelques chiffres vus ici ou là. Plus de 50% de la société a moins de 22 ans, 5% plus de 65. Les travailleurs émigrés philippins, en Europe pour les femmes, sur les plates-formes pétrolières pour les hommes représentent à eux seuls 10% du PIB du pays. 95% de la population est, cela dit, lettrée et éduquée. Et c’est cela qui aidera dans le futur, contrairement à l’Égypte par exemple où 80% des femmes ne savent ni lire ni écrire…

Bref : ce matin donc sous le gros soleil, en route pour le sud vers l’énorme SM of Asia.

Ici s’inventent les Philippines de demain : on roule sur des 2 fois 6 voies qui font penser à Los Angeles, de beaux immeubles se construisent partout, on rencontre en marchant des philippins qui vous font la conversation en très bon anglais et sont réellement curieux de vous. Puis on entre dans ce gigantesque SM, pour plus d’une demie-journée. On n’en fera pas tout le tour. Même pas vu la patinoire, tsss… Par contre le cinéma si, et la place coûte moins de 5€, mais c’est déjà beaucoup d’argent.

En plus, c’est un jour férié, donc le lieu draine les foules. C’est le domaine des dieux, et on vient s’y promener en masse. Qui pour acheter vraiment, qui pour faire courir les enfants, qui pour juste manger une glace et regarder.

Des deux terrasses panoramiques en effet, on voit la mer et le futur moderne

Ensuite donc, ce lieu est une vitrine de la consommation effrénée. Les philippins découvrent le crédit moderne

Et on les appâte tant et plus avec toutes les saloperies à grignoter possibles. Sans rire, à Manille, il y a énormément de gros dans les classes à l’aise.

Ensuite, parce que les images diront mieux que les mots, tout est présent à profusion, des variétés de riz aux marques de téléphones ou d’ordinateurs. Toute l’Asie est concentrée là, les pays rivaux commercialement cohabitent pacifiquement sous les néons. Huawei sourit à Oppo qui salue Samsung. Il y a des sauces soja de partout, et du riz importé en plus du riz local puisque les Philippines ne sont plus autosuffisance du fait de leur démographie galopante.

Voici donc des images 🙂

Comme vous le voyez, le pire côtoie le meilleur.

Il y a aussi une vaste librairie. Peu de livres mais le choix est bon et étonnamment classique. Je ne connaissais pas « no fear Shakespeare », qui met en regard le texte classique et le texte en anglais contemporain !

Et pour finir, une petite vidéo pour avoir une idée du niveau sonore des lieux…

Le soir il pleut à verse . Le retour se fera en Grab, qui est l’équivalent d’Uber pour l’Asie. Très bon plan pour un expat, la course dans un taxi Grab coûte moins de 3€ !!

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