C’est un caillou volcanique tombé en mer au large de Dumaguete. Classé en réserve marine, car on y voit à foison d’énormes tortues de mer, et c’est vrai que le corail y est en excellent état. Au point le plus étroit c’est 300m de large au niveau de la mer (avec une mangrove intérieure). Il y a un sommet avec un phare. C’est minuscule. Mais habité, avec un vrai village, un puits communautaire, et une école primaire où les enfants se brossent joyeusement les dents à midi. Il y a la en plus quelques cafés, quelques restaurants et des chambres à louer pour les touristes à qui cela ne suffirait pas de venir et de repartir en bateau à la journée. Une ambiance biblique, les Cyclades en 1980,

avec des chambres à 500 pesos (8 euros) et une solitude assurée. On ne restera pas plus de la journée car on n’avait pas prévu autrement, mais je reviendrai assurément passer quelques jours ici. Magie du lieu hier, il n’y a que nous !! Imaginer cela en haute saison avec du monde, des tablées de plongeurs, c’est impensable. Fin août début septembre c’est la saison creuse absolue, tout le monde craint la pluie et les typhons 😁 depuis qu’on est là, le temps est au beau fixe, il ne pleut pas, il paraît que c’est exceptionnel !






Mais donc, comment passe-t-on sur l’îlot quand on ne voyage pas avec un tour organisé de plongée ? Il y a sur Negros un point d’embarquement avec une association de bateliers gérée visiblement par les femmes.

On loue un bateau à balanciers, un « bangca » pour la journée et on nous amène et ramène. Bien. Il y aura du vent et la mer grossira encore au retour, ce qui rendra cette petite traversée d’ une bonne 1/2 heure à chaque fois très humide : on prend les paquets de mer et on sort de là comme si on l’avait fait à la nage. Le Yong Yong, c’est le nom du nôtre n’est rien de plus qu’un mince et frêle esquif en contre-plaqué, une sorte de cercueil confortable flottant, astucieusement muni de balanciers en bambou qui lui donnent cette allure de moustique d’eau et le rendent insubmersible (?)


On ira donc nager autour de l’îlot, avec un guide obligatoire qui nous suit avec une bouée et des tongs. On verra de beaux coraux, des poissons perroquets, des balistes, des holothuries en nombre, des tortues énormes qui se promènent et le fameux sea snake noir et blanc, au venin foudroyant mais qui n’attaque jamais paraît-il…

Cet ilôt me fait penser à la pointe nord de l’île Maurice. »Le point de Mire » , un îlot volcanique au pied duquel les fonds coralliens valent ceux de la Mer Rouge.Même éloignement, même nécessité de prendre un petit bateau.Et au bout, une île déserte pentue où on ne peut poser le pied, mais qui fait rêver avec sa végétation et les innombrables paille-en-queue qui volettent d’un arbre à un autre
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Tu y es allée ??
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Ca me fait rêver ! 😍
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Oui je pense que tu aimerais bien 🙂
Mais la Grèce en septembre voire octobre, il va falloir que je teste aussi. Ça me fait rêver pareil.
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Oui, saison idéale pour les Cyclades
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