L’île de Siquijor… Et la tempête tropicale Marilyn !

On est partis passer 2 jours à Siquijor. C’est une île où les philippins vont à reculons car on y pratiquerait la sorcellerie et le vaudou. Nous n’avons pas cherché les sorciers. Déjà parce que leur grande réunion est en avril, c’est alors qu’ils choisissent et publient la composition de la potion magique de l’année. Je le raconte mal mais c’est vrai. Il y a une réunion annuelle.Pourquoi aller à Siquijor sinon ? Parce que c’est la campagne, tout simplement. La même chose pour un philippin d’ailleurs que la Creuse pour un parisien. De la nature, mais surtout moins de circulation. Pas de bus. Peu de camions. Moins de gens. Une route circulaire de 70km sur laquelle il fait bon circuler. Des routes intérieures plus que tranquilles. Aucune ville, aucun centre commercial. Un rythme de vie tranquille.La seule chose qui pousse, ce sont les resorts pour les touristes, et le visage de l’île doit être très différent en janvier quand tout est plein. Là, début septembre, on est quasiment seuls.Il y a bien quelques touristes occidentaux et des groupes de chinois, mais épars.On fait le tour de l’île. On prend des petites routes secondaires qui descendent au bord de la mer et on découvre des villages de pêcheurs vraiment isolés, comme par exemple Minalulan.On prend le temps de voir de près un cimetière. Il sont toujours en bord de route, sans séparation marquée d’avec le monde des vivantsEt puis surtout on part à la découverte des églises. Elles sont plusieurs, toujours aussi étonnantes par la dévotion naïve qu’elles mettent en avant.L’église du village de Maria, ND de la divine providence

Mère Teresa et la descente de croix. Il fallait l’oser !

Et surtout, dans le village de Lazi, ce qui justifie un voyage à Siquijor : l’église et le couvent San Isidro Labrador. Les bâtiments ont été restaurés en 2017 et classés parmi les trésors culturels nationaux des Philippines. Lazi attend de peut-être un jour rejoindre les 4 autres églises classées patrimoine mondial de l’Unesco

l’église et le couvent de Lazi

Le couvent est magnifiquement restauré et le musée mériterait d’être mis en valeur. Les murs porteurs sont en blocs de corail et les superstructures en bois. Noter les magnifiques planchers en bois durs. C’est, d’après ce qu’on a lu, la richesse en bois durs (acajou et autres) qui aurait été l’une des motivations de l’ installation des espagnols à Siquijor.L’ambiance de ces 48 heures a été très particulière. Solitude et tempête tropicale qui a donné un aspect rouillé à toute chose, comme un grand coup de blues ou une langueur particulière. Une autre lumière, aussi, et l’inquiétude de savoir si, avec Marilyn, on allait pouvoir rentrer à temps pour l’avion qui ramène à Manille.Le retour se fera par Negros (il y a un peu moins de mer), sur un bateau surchargé de monde car peu acceptent de sortir (la compagnie de l’aller ne circule pas), avec de beaux creux et de beaux paquets de mer sur la voiture qu’ on amènera au car wash sitôt revenus sur la terre ferme.

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