Visite de plusieurs églises aujourd’hui. La Panaghia Chalkéon (ND des chaudronniers, c’est ce qu’on fabriquait alors dans le quartier), 2 bons mètres 50 sous le niveau du sol actuel. On lui a adjoint un jardin qui n’existait pas je crois il y a 30 ans. Les fresques sont non photographiables tant elles sont en mauvais état, mais le plan en carré parfait est intéressant. Puis Sainte Sophie, avec quelques fresques et mosaïques assez étranges car un peu lourdes





Et une intéressante icône de Cyrille et Méthodes, originaires d’ici, qui évangélisent et apportent l’alphabet (voir le phylactère) aux Slaves


Ensuite ce sera le musée archéologique qui a vu lui échapper, depuis la création du musée de site de Vergina sur le lieu de la tombe de Philippe II, une grande partie de la fabuleuse collection d’objets en « or des macédoniens ». Il reste de beaux objets néanmoins, et le musée est thématique et bien fait. On est happé par certains portraits funéraires. 2000 ans après, pourquoi nous saisissent-ils tant ?


Ensuite encore le petit musée ethnographique, sur le front de mer. Toutes les collections ne sont pas montrées, il n’y a personne, c’est un peu glauque, les agents nous parlent, ils ont l’air content de voir enfin des visiteurs. De très beaux costumes, des maquettes sur l’utilisation de la force de l’eau (moulins bladiers, foulons et scies), et de beaux objets comme ce briquet complet (silex, fer et amadou)

Le front de mer est désespérément gris



Retour par une minuscule chapelle Saint Antoine et la grande église de la Panaghia Dexia en face de l’arc de Galère. Les fresques sont modernes dans les deux cas, mais belles, et permettent de comprendre comment s’organise la décoration d’une église orthodoxe.









La fin de la journée sera à la Rotonde : ce monument fermé au public depuis 1978 fait partie du complexe monumental de l’empereur Galère (un immense palais, un cirque, un arc sur la via Egnatia, la Rotonde, prévue pour être le lieu de sa sépulture). Mais Galère mourra loin de Thessalonique, et Théodose transformera cet immense bâtiment octogonal (25 mètres de diamètre, 30 mètres sous coupole, acoustique incroyable) pour en faire, en ajoutant une abside plein est, la toute première église de la ville. Richement ornée, plaquée de marbre et couverte de mosaïques, dont il ne reste quasiment rien. L’église sera transformée en mosquée (on devine le mirhab et le minaret demeure), puis redeviendra une église après 1912.





J’ai regardé avec surprise la photo de la pochette contenant le briquet: une sorte de petite aumônière faite au crochet avec un fil résistant mais très fin.J’ai acheté la même il y a 30 ans à une fillette turque en Anatolie ,vaincue par son obstination à me la vendre.Elle protège depuis la tête de mon agate à brunir l’or.
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