Samedi grec.

Samedi à Thessalonique, c’est jour de manif, et jour de marché.

La manif, visiblement les soignants qui refusent d’être vaccinés. Peut-être d’autres sujets aussi, il y avait plusieurs cortèges. En soirée ça a dégénéré, poubelles brûlées et hélicoptères.

« σήμερα εμείς, αύριο εσείς » aujourd’hui c’est nous, demain c’est vous.

Le marché, où on a fait des emplettes pour le retour, qui dure toute la matinée jusque vers 15h après quoi on s’en va déjeuner puis faire la sieste jusqu’au grand paseo du soir. Le samedi après-midi, Thessalonique est une ville déserte.

Les παξιμάδια pour le ντάκος
Τραχανάς
Faut qu’ça saigne…
La dame qui vend les chaussons, en train d’en tricoter
Sous-vêtements rustiques

Réussi à visiter quand-même la grande église Aghios Dimitrios. Dimitrios est un chrétien persécuté par l’empereur Galère. Il devient le patron de Thessalonique, vénéré dans cette église. Détruite lors de l’incendie de 1917, elle a été reconstruite en moderne, et on a réemployé tous les éléments anciens qui ont pu être sauvés. Devant les reliques de Saint Dimitrios, sinon, un grand seau d’huile sainte et bénite, et un bol de petits cotons-tiges. On s’empare d’un coton, et on se dessine des croix à l’huile sur le corps (poignets, genoux ; là où ça fait mal ??). Les adultes le font et incitent les enfants à faire pareil.

La mosquée Alaca Imaret & le Yahudi Hammam, en totale décrépitude, comme la quasi totalité des monuments ottomans de Thessalonique.

Fini l’après-midi dans le sous sol du grand-magasin Notos pour sa librairie. Vu un livre pour enfants consacré à Simone de Beauvoir, et un guide de voyage pour visiter… Constantinople (!) et acheté quelques cartes de l’IGN grec Anavasi, magnifiques, indéchirables et légères.

Puis, comme le déjeuner avait été pris à 16h, dîner avec l’éternelle jelly grecque, qui n’a pas pris une ride en 30 ans, un régal régressif 🙂

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