Dernier jour à Thessalonique.

Le dimanche, il y a la messe. Ce sont d’ailleurs les psalmodies des popes à Aghios Dimitrios juste à côté qui nous ont réveillées. Direction l’église donc. Messe orthodoxe : on entre on sort, on se promène, on papote. Les rangs de fauteuils ont été dégarnis, covid obligé, et du coup il y a des fauteuils de jardin dehors, et beaucoup de monde debout aussi. Par contre, au moment de la communion, il n’y a plus qu’une seule cuiller à soupe pour le vin, et elle servira aux 200 fidèles.

Montée ensuite tout en haut de la ville avec un vieux bus 23. Direction petit déjeuner, puis visite de l’heptapyrgion. La forteresse de Thessalonique. Aux 7 tours. Avec un destin formidable. Fortification byzantine conquise par le sultan Murad en 1430 qui le fait alors orgueilleusement savoir en apposant son firman dans le marbre à l’entrée. Transformée en prison au 19e siècle, jusqu’en 1989 ! Son évacuation sera documentée par le photographe Sergio Garbari, dont on peut voir les images. Le bâtiment, étudié puis consolidé car en mauvais état après 150 ans de négligence du fait de la prison est aujourd’hui le siège de la conservation des antiquités de la ville. Visite à la fois instructive et émouvante.

Les graffiti dans les cellules du mitard
La proclamation du sultan Murad
Le parloir
La traduction de la déclaration de Murad
Heures de bain

Longue déambulation ensuite dans Anopoli mais côte ouest. Un village. Encore plus charmant que le côté est, plus touristique. Et des quartiers pourris aussi. On tentait 2 merveilles d’églises byzantines, Aghia Ekaterini et les saints apôtres, hélas fermées. De nombreux vestiges ottomans également, et enfin une fontaine de l’époque qui fonctionne encore !

Denier dîner dans une.petite taverne d’Anopoli, parfaite. Le propriétaire offre les fruits à la fin du repas. Un verre de petit vin blanc très fruité pour accompagner des nourritures simples et bonnes. Dernière descente le long des remparts

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