Le but de la journée, puisque le beau temps est revenu, c’est l’ascension du mont Zas, qui est le point culminant de l’île de Naxos, à 1001 mètres. Deux voies d’accès sont possibles : depuis la très belle source Aria (des aryens !), un sentier bref mais plus escarpé que l’autre voie possible, depuis la chapelle d’Aghia Marina, au dessus de Filoti, sur la route qui mène à Danakos et au monastère Fotodotis. On partira de la chapelle. Cela dit, c’est encore, sur moins de 5 km, un dénivelé de 5 à 600 mètres, ce qui fait de la promenade une randonnée tout à fait acceptable. On commence à couvert, de grands chênes sortent leurs feuilles. Mais très vite, on atteint les étages sans arbres, ou plutôt aux arbres totalement rabougris. Des ajoncs aussi, des »coussins de belle-mère » piquants et, jusqu’au sommet, des chênes kermès réduits à l’état de micro bonsaïs. Tout est vert. Quand le ciel se couvre, les murs en schiste et les clarines des troupeaux de moutons et chèvres donnent au paysage un aspect vraiment montagnard : on est plus près de l’Epire que du grand bleu. D’ailleurs l’ambiance est donnée d’emblée, on croise à moins d’un km du départ une inscription en grec ancien, gravée dans la roche : ΟΡΟΣΔΙΟΣΜΗΛΟΣΙΟΥ « montagne de Zeus, protecteur des moutons ». Rien n’a donc changé, Naxos est depuis la nuit des temps une île monde où des pêcheurs cohabitent avec des pasteurs qui mènent leurs troupeaux en altitude. L’ascension n’est pas difficile. Le chemin est bien balisé. Mais la pente est constante, et l’accès au sommet finit en lapiaz coupant pour les chaussures. Il y a du monde au sommet. Et surtout un groupe de grecs qui arrive à notre suite. Ils sont en rando organisée, 2 accompagnateurs ont des liaisons radio avec on ne sait quel camp de base !! Ils sont contents d’eux et leur relatif tapage ne permet pas de profiter du sommet dans le calme qu’on aurait souhaité (entendre le vent et les pépiements !?). Après, c’est dimanche de Pâques. Bon, mais ils sont contents, ils se mettent à danser… En termes de paysage, ce qui est vraiment surprenant en dehors des kermès nains, ce sont les chênes verts accrochés dans les pentes en pierriers. Et la vue ! On voit Paros, mais aussi les petites Cyclades et Ios. Le temps n’est pas assez clair pour Santorin et la Crète au-delà. Le temps d’ascension annoncé, 55 minutes, est un peu sous-estimé. Ce sera plutôt 80 minutes avec les quelques pauses réalisées.











La pause déjeuner sur le coup de 16 heures se fera à Filoti. Petite visite du village, qui porte encore les traces des réjouissances pascales de la veille. Des pétards éclatés, des fanions autours de l’église qui semble belle.







Pour finir la journée, en voiture jusqu’au bout du monde : Panermos, la pointe sud de Naxos, d’où on mettra 1h30 à revenir. Formidable vue d’avion en descendant d’Apeiranthos, par une route abandonnée aux troupeaux de chèvres vagabondes. A Panermos il y a : 2 petits bateaux, 4 maisons, une allée de palmiers pour faire joli, et une incroyable acropole du 3e millénaire BC qui a été fouillée est est, en ce printemps, livrée aux fleurs des champs. Il y a eu bataille, le site a été incendié. La petite population, qui utilisait le lieu pour stocker notamment sa production agricole, se défendait avec des galets qui servaient de projectiles. L’ensemble est très évocateur, dans le sud de la France, des cultures de Fonbouisse. Avec le soir qui tombe, le lieu dégage une très poignante mélancolie, mais aussi une grande sérénité. Il y a visiblement un café l’été. Ça donne TRES envie de revenir !








Bonjour, je suis une amie de Chantal LEGAY et j’ai beaucoup de chance qu’elle m’ait transmis vos commentaires. Nous habitons à Aubazine et avons lu avec grand intérêt le sujet des RUCHES… Je viens de dire à mon époux que dans un an nous irons vivre la PÂQUES là-bas comme vous l’avez fait !
Bien cordialement.
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Bonjour Marguerite, mais on se connait en fait : on a fait un ou deux stages de chant ensemble à Sylvanes ou à Brive avec la Caméra et Jean-Michel Hasler. Et il y a très longtemps, j’ai fait de l’escrime avec Victor, votre époux 😊 Merci de votre retour sur le blog. Je pense que les ruches, cela tient tout à fait. D’autant qu’à proximité, il y a du buis, qui ne pousse pas spontanément dans le terrain acide de l' »ermitage ». Il a donc dû être volontairement planté, de toutes façons il est ancien. Et le buis, c’est ce qu’on met à proximité des ruches afin que les abeilles aient vite qqch pour se nourrir au sortir de l’hiver.
Quant à aller fêter Pâques en Grèce, oui, c’est une super idée : les fêtes sont vraiment impressionnantes !
Bien cordialement à vous.
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magnifique !
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