Dernière journée à Naxos avec la voiture. Direction Moni pour essayer de voir si cette fois-ci, un matin, la Panaghia Drosiani serait ouverte. Mais non, toujours fermée. D’autres visiteurs arrivent qui se cassent les dents aussi. Quand on repassera en fin d’après-midi, on verra un pope en train d’y arriver, sur le coup de 16h30. Dommage, on a plus le temps 🫤😤. A Moni, une femme nous salue. On lui explique qu’on cherche la cooperative de tissage féminin, et elle nous fait rentrer dans son atelier, avec une démo de métier à tisser. Direction enfin Apeiranthos par une route en balcon. Joli village entièrement pavé de marbre, de grandes dalles anciennes de taille réglée, à se demander si un temple antique du voisinage n’a pas été démonté pour bâtir le village. Devant l’église, un tas de cendres, probablement les restes du grand repas pascal de la veille : partout, des agneaux cuisaient dehors à la broche. La fenêtre du minuscule musée d’archéologie est ouverte. Comme on passe la tête on vient nous ouvrir. Deux éléments très intéressants : les plaquettes de schiste piquetées de scènes très similaires à celle de la vallée des merveilles, trouvées aux alentours de l’acropole néolithique visitée hier à Panermos. Et des idoles cycladiques en morceaux, ce qui permet de voir comment le marbre était travaillé. On retrouve partout des outils d’obsidienne à Naxos. Utilisait-on ces lames pour creuser le marbre ? Ou connaissait-on déjà l’émeri qui sera exploité sur l’île pendant les trois premiers quarts du 20e siècle ? Très bon déjeuner tardif ensuite, avec des familles grecques sous un grand platane qui met ses feuilles. Une fois la voiture rendue, nouveau grand tour de Chora. Par rapport à il y a 6 jours, une nuée de touristes est arrivée. Des grecs et plein de français. Vacances de Pâques en France, peut-être est-ce la même chose pour les grecs ? En tous cas il y a d’un coup beaucoup de monde. Demain ce sera le retour sur Athènes. Si la perspective de pouvoir aller enfin découvrir le musée consacré aux instruments des musiques traditionnelles, ou pourquoi pas de retourner voir le musée cycladique est réjouissante, il n’empêche que ça fait bizarre de laisser un lieu qu’on n’avait pas revu depuis 30 ans en sachant que si on veut le revoir, on ne pourra plus attendre aussi longtemps. Le don d’ubiquité, quelle chance ce serait.



















