Pâques orthodoxe jour 11.

Donc de retour à Athènes. Passer du calme de Naxos (pourtant avec les vacances et des grecs et des Français, il y avait du monde à Chora!) au brouhaha d’Athènes est assez éprouvant. Première visite du jour, le petit musée consacré aux instruments des musiques populaires. Je me réjouis d’entendre du laouto ou de la lyra sous casque. Mais le COVID est passé par là. Il ne reste mystérieusement que 2 casques, les autres ont disparu. Ils ont été partiellement remplacés par des QR codes à scanner. Mais comme tout le monde n’a pas le casque de son téléphone, c’est assez confus. Jolie trouvaille quand-même : quand on écoute via son propre téléphone sur l’appli du musée, on peut marquer soi-même le rythme de ce qu’on entend, en tapant du doigt un espace en forme de tambourin. On s’entend en même temps que la musique, c’est immersif et très bien fait. Et puis les instruments sont beaux, et au final c’est très intéressant ! D’autant que sont montrés comme exemples des bouts de fresques byzantines qui montrent des musiciens utilisant les mêmes instruments que ceux qu’on a sous les yeux.

Extraits sonores à écouter 

En sortant, je remarque enfin, sur les pentes de Plaka, un élément d’architecture auquel personne ne fait probablement jamais attention, il n’y a pas de panneau mais je l’ai lu dans un guide : le portail d’entrée de l’une des madrasas ottomanes d’Athènes !

On déjeune sur le pouce d’un gyros avant de repartir par les petites rues… Je veux passer chez Anavasis, l’équivalent de l’IGN grec, pour voir. J’achète un livre dont je me délecte déjà.

Au hasard des rues, on tombe pile sur Aghia Dynamis (!) où les femmes enceintes viennent chercher la force d’accoucher. C’est la minuscule église sous le bâtiment moderne.

Puis sur la grande métropole qui commémore Sainte Philotée, bienfaitrice d’Athènes, et sur la petite à côté, toujours parfaite avec ses réemplois antiques.

En portant nos pas vers le musée cycladique, on tombe pile sur la relève des Evzones. Je n’avais jamais pris le temps de regarder ce ballet des pompons de pieds, c’est au final assez ahurissant.

Musée des Cyclades, pour les idoles, déjà évoquées dans un précédent billet. Leur période chronologique commence à la fin du néolithique et s’étend à l’âge du bronze. Avoir vu celles de Naxos a motivé de vouloir revoir une collection riche et présentée de façon moderne et pédagogique.

Pause ensuite chez Lukumades, une institution athénienne, une sucrerie purement grecque : un churros en boule, ici au miel et à la cannelle, mais il y a de nombreux autres choix. C’est… bon !

Petite pause pour souffler à l’hôtel, et le dernier temps fort de la journée sera le tour de l’Acropole et la petite montée au sommet de la colline de Philopappos, pour la vue vraiment exceptionnelle non seulement sur l’Acropole mais sur tout Athènes et le Pirée.

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