Pas de billet tous ces jours, pour des raisons diverses : l’arrivée crevée avec les petits bobos inhérents à la rando (inédit, l’ampoule sous l’ongle, ouch !), l’étape énervante où la FFRP te fait faire n’importe quoi, l’absence de réseau.
La veille de ce soir, Plagnes – Aubrac. Très belle étape qui emprunte le GR6 pour remonter sur le plateau. L’air est piquant et léger, il va faire beau, la brume s’étire sur les estives et les vaches émergent de la brume comme des farfadets à sonnailles. La marche vers Aubrac est une étape typique de cette randonnée, avec des éléments emblématiques des lieux : le signal de Mailhebiau, sommet de l’Aubrac, la croix de la Rose, fraîchement restaurée, les grandes estives avec les burons disséminés. Et la dômerie d’Aubrac, vieille commanderie et maladrerie médiévale, à laquelle on accède par un chemin qui suit l’antique via Agrippa. Les autres chemins sont ceux des transhumances puisque c’est par Aubrac et le col de Bonnecombe que les vaches remontent fin mai avec leur beau pour pâturer jusqu’en octobre et de gaver de bonne herbe parfumée.













Aujourd’hui : d’Aubrac à Laguiole. Ce qui aurait dû être une super rando s’est transformé en demi cauchemar. Normalement l’étape passe par les estives et la « croix des 3 évêques » (l’Aubrac, c’était 3 évêchés, c’est toujours le point de rencontre de 3 départements (Lozère, Aveyron, Cantal). On chemine sur les « sommets » avant de se dépercher vers Laguiole qui n’est qu’à 1000 m. Mais las, les propriétaires ont dû en avoir assez des randonneurs qui ne fermaient pas, ou mal, les clôtures. Plus de passage par les estives, la FFRP fait descendre à 3 reprises en fond de vallée pour traverser d’improbables ruisseaux par des pistes empruntées par les engins forestiers. Aucun intérêt (et de toutes façons on passe son temps à regarder ses pieds), et rando looongue de plus de 23 km. Avec le dénivelé en plus, l’ensemble est harassant. L’arrivée sur Laguiole par la croix du Pal est belle. Laguiole, toute en lave, ressemble à Salers dans le Cantal.




