Thessalonique…

D’abord quelques aperçus historiques de base, glanés ce premier jour. Une ville basse quadrillée, reconstruite par un architecte français suite au grand incendie de 1917. La place centrale (Aristotelous) avec ses somptueux bâtiments d’inspiration byzantine est son oeuvre. Un axe majeur ordonne la ville basse, l’odos Egnatia, la voie antique qui reliait l’Illyrie à Constantinople. C’est toujours la plus grande avenue. Et une ville haute avec les vestiges de la forteresse byzantine puis ottomane, et un lacis de ruelles en pente où se cachent les plus vieilles églises. On a été ottoman pendant 5 siècles à Thessalonique. De 1430 à 1912. Et la ville s’est aussi appelée la Jérusalem des Balkans. En 1492, on estime que 20.000 juifs séfarades sont arrivés là chassés d’Espagne. On parle ladino. En 1900, ils comptent pour la moitié des 120.000 habitants de la ville. Massivement déportée, cette communauté est aujourd’hui peu nombreuse. Les ottomans occupaient les pentes, juifs et grecs se partageaient la ville basse. Les églises byzantines ont été transformées en mosquées (tzami en grec), on leur a adjoint des minarets qui demeurent encore parfois, on a badigeonné mosaïques et fresques, ce qui a permis de les préserver, et la ville s’est également emplie de hammams qui sont venus s’ajouter aux thermes antiques. Utilisés jusque dans les années 60, certains sont aujourd’hui des cafés ou des galeries.

Pour bien se rendre compte de cet intime mélange des cultures, rien ne vaut une petite visite aux 6 étages du musée de la Tour Blanche, qui montre cela avec notamment de nombreuses reproductions de cartes postales et unes de journaux.

La presse, en toutes langues
Les vendeurs de yaourts
Les marchands de sangsues…
En 1916 : 165.704 habitants, 68.205 chrétiens, 30.000 musulmans, 61.400 juifs

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